L’Allemagne romantique

L’ensemble vocal Intermezzo sous la direction de Claire MARCHAND a donné un concert à l’Église Saint Joseph de Montrouge. Ce concert a permis de récolter des fonds pour la formation des instructeurs de chant dans le cadre du projet de « Classes de pratiques vocales » en milieu scolaire.

Le programme consacré à l’Allemagne romantique fut celui choisi pour célébrer le cinquantenaire du Traité de l’Élysée en 2013.

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« Quelle plus belle période que l’époque romantique pour rendre hommage aux musiciens de ce pays ?

En effet, depuis la mort de Jean-Sébastien Bach en 1750, après Haydn, Mozart ou Beethoven, l’Allemagne révolutionne le paysage musical en créant les premières écoles de musique, en restaurant pour la première fois les œuvres des compositeurs anciens (Palestrina, Bach…) et en créant un genre nouveau, le lied, fruit d’une étroite collaboration entre les poètes (Goethe en premier lieu) et les compositeurs. »

L’Ensemble vocal Intermezzo a fait une remontée dans le temps de cette période romantique allemande en nous présentant un ensemble de pièces principalement profanes pour chœur  avec accompagnement de piano.

Les Quatre Quatuors vocaux et les Liebeslieder-Waltzer ont été écrits par Brahms pour un quatuor de solistes. Ce flot continu de pièces courtes aux tempi si différents, à peine interrompu pour reprendre son souffle, est un condensé de la large palette de l’écriture vocale du compositeur.

Les quatre Danses hongroises interprétées ce soir ont été écrites à l’origine pour piano à quatre mains, bien que nous les connaissions davantage dans leur version orchestrale.

Avec le Spanisches Liederspiel et Zigeunerleben, Schumann nous transporte dans le monde amoureux, puis dans la vie tzigane de l’Espagne du XIXe siècle.

Après un Moment musical très intérieur de Schubert, c’est le Soleil (die Sonne) qui éclaire la Nature sous ses différents aspects, lesquels sont illustrés par une écriture tour à tour verticale ou contrapuntique. Le texte « O Sonne, Königin der Welt … » (Ô Soleil, roi du monde …) encadre cet hymne à la Nature.

Ständchen (Sérénade) est un petit bijou un pour chœur à voix égales donnant la réplique à une voix soliste d’alto. L’écriture resserrée pour le quatuor vocal masculin forme l’écrin dans lequel la soliste vient faire résonner sa mélodie. Schubert a par la suite écrit une version pour voix de femmes et une alto solo.

Seule incursion de ce programme dans le répertoire sacré, le Chant de victoire de Myriam est une mise en scène musicale pittoresque de l’épisode de la traversée de la Mer Rouge avec ses cris, ses fers étincelants, ses chevaux débridés et l’engloutissement final du Pharaon et de son armée, s’interpolant dans la louange : « Gross der Herr … » (Le Seigneur est grand …).

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